Youhou, hello les deux gens!

Je suis bien honorée, franchement......Du coup, je vais pondre un nouveau billet, avant de me ré-évanouir dans la nature.  Ou pas.


Je vous disais donc que j'avais arrêté de fumer.  Ben ouais. 

15 ans de fumage, avec des hauts et des bas, des périodes à 1 paquet et demi par jour,
tabac_01 puis d'autres à 3 cigarettes par jour, fumeuse fluctuante, mais consistante.  Jamais passé une journée sans fumer.  Même malade, même hospitalisée, même avec la migraine, toujours au moins 3.  De préférence le matin.  Ben ouais, évidemment, ne sachant rien faire comme tout le monde, mes "cigarettes vitales" n'ont jamais été celles avec le café, ou pendant une soirée, ou après les repas, nan, les miennes, c'étaient celles de bon matin (bon teint).  A une époque, la première était avant même de me lever (je dormais le nez dans mon cendrier bien-aimé).  Mais le 21e siècle a eu raison de moi, j'ai arrêté de fumer à l'intérieur, donc il a fallu après ça attendre d'être levée-douchée-habillée-maquillée pour la première clope. 

J'ai toujours dit que je n'arrêterais jamais de fumer.  Mais bon, j'ai aussi dit que je me marierais 3 fois minimum, et que je n'aurais jamais d'enfants.  Ni de chien.   Bilan : Je me marie dans 9 mois, avec un vague espoir que ce soit "pour de vrai", j'envisage la possibilité de me reproduire (mais c'est pas obligé, non plus, hein), et j'ai arrêté de fumer.  Et aussi, JE VEUX GRAVE UN CHIEN.   Bilan Bis : je ne raconte que des conneries, et faut jamais me croire. 

Ca faisait un moment, plusieurs mois, voire un an et quelque, que j'aimais de moins en moins fumer. Mais à chaque fois que je réfléchissais à la possibilité de why not éventuellement un jour lointain arrêter, ça me donnait direct envie de fumer.  Plus j'essayais de ralentir, plus j'avais envie de fumer.  Et pis je n'avais jamais essayé, non plus.  Et vu que tout le monde se loupe au premier essai, j'étais pas spécialement pressée de commencer à me louper aussi (je ne suis pas hyper balaize en echec).  Alors, un jour, plus tard, on verra.  De toutes façons, si je décide de procréer, je n'aurais pas le choix, le géniteur étant un non-fumeur qui ne prend pas tabac-grossesse à la légère.  Alors on verra à ce moment-là. 

Pis y'a pas longtemps, j'ai décidé.  Ayé, j'arrête.  J'arrêterai le 1er octobre (pas de raison particulière, faut juste se fixer un objectif, alors pourquoi pas le 1er octobre?). J'ai hésité à en parler autour de moi, si je me loupe, les gens vont le savoir, et j'en mourrai.  Mais finalement, je me suis dit que si.  J'allais en parler.  Donc je l'ai annoncé à tout le monde.  Dans l'ensemble, les réaction ont été soit : "T'es enceinte?" ; ou  alors "ouais c'est ça, ouais".  Ce que cela illustre de moi, je ne veux pas le savoir, merci. 

Je m'étais dit que le 30 septembre, j'allais me faire toute une cérémonie de la Dernière Cigarette (du condamné), pour ne pas avoir de regrets, etc.  Et aussi lire le livre d'Allen Carr qu'on m'avait donné il y a des lustres, et que j'avais soigneusement rangé dans un tiroir sans jamais l'ouvrir. 

Alors le 30 septembre, j'ai ouvert le livre.  Allen Carr dit qu'il faut fumer tout du long de la lecture de ce livre, sinon c'est foutu c'est sûr et certain croix de bois croix de fer si je mens je vais en enfer.  Il est bien gentil, mais moi je ne fume plus dans la maison, et là il est 22h30, je vais pas aller me geler à lire dehors, merci bien.  Alors j'ai lu.  Sans fumer.  C'était assez boring, mais bon, on a rien sans rien.  Pis vers 23h qque chose, je me suis dit que faudrait aller me coucher, quand même, y'en a qui bossent le lendemain.  Donc fallait que j'aille fumer ma dernière clope.  Le DERNIERE.  Que j'ai allumée, en me concentrant, s'agit pas de la fumer en pensant à autre chose, celle-là.  C'est la DERNIERE. 

Je fume.   


Je fume.


En fait, ça m'emmerde.
J'ai froid, je suis fatiguée, j'ai envie d'aller me coucher. 
J'hésite, parce que bordel, c'est la dernière. 

Et pis crotte, je vais pas me forcer à la fumer, non plus.

Alors je suis allée me coucher. 


Le lendemain, mes habitudes d'une décade et demie m'ont hurlé "ben et la clope du matin bon teint alors?????!!!!".  Mais je leur ai rétorqué, dédaigneusement "pfff!  Je suis non-fumeuse, môa". 

J'ai été surexcitée toute la journée.  A me dire "rrhhhhoooo dis-moi pas que c'est po vrai que je fume pas".  Un peu tendue.  Et pis c'est tout. 


Le lendemain, un peu moins de réflexes et d'habitudes à combattre, et chaque jour, encore moins. 


Les quelques fois où j'ai eu envie de fumer, je me suis souvenue que je n'avais plus envie d'être fumeuse, alors ce n'était pas compliqué, il suffisait pour cela de ne pas fumer.  Ce n'est pas courir le marathon de Paris, ou vaincre la faim dans le monde, c'est juste ne plus fumer parce que je n'en ai plus envie. 

Alors du coup, je ne fume plus. 

Et pour me récompenser d'être trop une Warrior et tout le tralala, même si ce n'est pas vraiment dur, je me suis offert de MAGNIFIQUES BOTTES à 90 000$, parce que je le vaux bien. 


Et ça, ça vaut toutes les cigarettes du monde.   C'est quand même rudement bien d'être non-fumeuse.